Peut-on parler d’un travail « en creux », en l’introduisant par ce qu’il n’est pas tout à fait, ou pas seulement : un regard sur la démolition, la ‘déconstruction’ et, par extension, sur des résidents déplacés, la fin d’une manière d’habiter et de vivre ?

« Bien sûr, ces photographies, dans leur filigrane, contiennent ce qui fut, ceux qui y furent et ce qui, désormais, n’est plus – à Mireuil, quartier de La Rochelle, où des barres d’immeubles ont été élevées dans les années 70. Mais elles empruntent pour cela au vocabulaire formel, à la géométrie, aux lumières. Dans une absolue rigueur de la composition, ces images mettent en scène les traces laissées par le déshabillage de ces appartements HLM dont ne restent qu’ossature de béton et quelques pans de tapisserie. Chaque photographie, dans le jeu des cloisons, devient un tableau parcouru de lignes de fuites comme appel à passer, à penser, par-delà le mur. Et dans ce langage qui révèle souvent tout le contraire de l’absence, l’émotion est forte. Il n’y a pas tout à fait plus rien ; ce n’est pas la nature morte d’un ancien lieu de vie. C’est encore en vie. Still life. » La Fabrique du Vélodrome


Série personnelle ayant donné lieu à deux expositions à La Rochelle
– La Fabrique du Vélodrome (juin 2014)
– La Galerie La Manufacture (Septembre 2014).


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